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Un jour grisâtre, en sortant du travail, un ami me propose une balade. Il passe me prendre en voiture, et nous y allons. Je le vois arriver. Je préviens mes parents que je sort, et leur dit que je serais de retour pour 19heures, à la maison. A ce moment la, tout vas bien, je n'ai jamais eu de problème de santé, et je suis heureuse. Je monte dans la voiture, tout va bien, on discute. Je lui signale qu'il roule un peu trop vite par rapport au limitations. Mais il dit que c'est rien car, il n'y a personne sur cette route. Pourtant, la route étais bien mouillée. J'ai peur, un peu, mais je ne dit rien. Nous sortons d'une départementale, pour nous rendre sur la nationale. Une accélération, juste pour faire le malin, et voir de quoi il est capable, probablement. J'ai vraiment peur, face à cette vitesse excessive. Seulement, quelques secondes après, la voiture glisse sur la chaussée humide. Impossible pour lui de récupérer le contrôle du véhicule; nous sommes prisonnier de celui-ci. Il tourne et retourne le volant, n'importe comment pour essayer de reprendre le contrôle, mais rien n'y a fait. La voiture glisse sur deux roues, venant décapiter une dizaines de poteau en bois bordant un champs. Il donne un coup de volant à l'opposer, la voiture repart sur les deux autres roues, tourne, et il accélère. Devant nous un mur de terre et un fossé. C'est à ce moment là, que tu te vois, foncer à pleine vitesse dans ce mur qui te paraît géant, que tu te rend compte, à quel point tu est petit dans ce monde, à quel point tu tiens à la vie, et quel déchirement cela serait pour tes proches; oui, car même si ce moment, ne dure que quelques dixième de secondes, tu penses à tout, ton cerveau fonctionne à une vitesse totalement folle. Ce dire que, probablement, d'ici qu'on est le temps de souffler, nous serions plus de ce monde, ou presque. C'est horrible. Je n'avais que 15ans. Mourir à cet age, alors que j'avais encore tout à vivre, c’était impossible pour moi. Je tenais trop à ma vie. Je me suis alors, agripper de toute mes forces, avec mes bras sur le siège, et j'ai pousser mes jambes sur le devant, comme pour freiner, mais je n'avais aucune pédale. Aucune maîtrise sur ce qui aller maintenant ce passer. La voiture à tourner, nous nous sommes retrouver sur le coté, à glisser, et là, le choc, avec ce mur de terre. Je regarde mon ami, il étais intact, aucune blessures. Il sort de la voiture. Des gens s’arrête pour aider, ils avaient tout vue. J'entendais des hurlements, je ne comprenais plus ce qu'il se passer, j'étais dans cette voiture, seule, en train de penser. Un femme s'approche, et me demande si ça va. Aucun mots ne sortais de ma bouche. Les hurlements, c’était moi, et impossible de m’arrêter, je ne pouvais pas parler. La femme m'a détacher du véhicule, par la fenêtre passager ou j’étais assise. La porte étais condamné par le mur de terre. Elle m'a tirer du véhicule, toujours par cette même fenêtre, et m'a allonger sur la chaussée. Mon ami, me regarder, n'oser rien dire. Pourquoi j' hurler? Parce-que j'avais peur, mais surtout parce que j'avais mal, tout étais flou autour de moi. Les pompiers sont arrivés, et m'ont pris en charge. Aucune blessure apparente. Pas d’égratignures, non, mais mon genou, et mes cervicales, me faisait atrocement souffrir. Il se sont penché sur le véhicule, et n'ont pas compris comment je pouvais être vivante. J'ai étais évacuer vers le centre hospitalier le plus proche. Je n'hurler plus, les pompiers m'avait calmer. A notre arrivé à l’hôpital, des médecins se sont immédiatement occuper de moi. Ma mère étais la, m'attendais. Quelqu'un avait pris mon téléphone portable pour la prévenir. Après des heures à l’hôpital, et des radios passer, verdict. Entorse du genou, et entorse avec déplacement du rachis cervical. J'étais soulager, j'allais bien, alors que je venais de frôler la mort. Après 3 semaines chez moi, sans bouger, j'ai enfin pu enlever l'atelle, le collier cervical, et mes béquilles. Tout devais maintenant aller pour le mieux avec un peu de kiné. Pourtant, les mois passer, et j'avais toujours mal, mais les médecins disais que ça aller passer. Une expertise médicale à étais faites six mois après l'accident. L'expert a jugé que dans six autres mois, je ne ressentirai plus aucune douleurs. Et m'a accordé 3000€ de dommage. Les années passe et la douleur est toujours présente, même après une bonne centaine de séance de kiné, pourtant, d'autre examen médicaux on étais fait, mais on ne trouve rien. Aujourd'hui cela fais trois ans que tout ceci est arriver. J'ai appris à vivre avec cette douleur toujours présente. Avec le temps j'ai des problèmes au bras, je n'arrive plus a porter de poids, parfois je ne les sent quasiment plus. Le sport m'est devenu insupportable. La seule solution est de prendre des anti-douleurs, et de faire du kiné. Mais à 18ans, vivre comme ça c'est déjà dur, et pourtant, il me reste des dizaines d'années à vivre avec cette douleur. Pourtant je ne me plaint pas, car j'ai frôler la mort, mais je suis toujours la, et mes blessures ne se voit pas. Je souffre en silence. Mais tout cela n'est rien, cela aurait pu être bien pire, j'aurais très bien pu finir tétraplégique après cet accident, ou autre. Et surtout, je suis en vie, et c'est ça le plus important. Mais 3000€ pour une vie à souffrir, c'est peu.. Je ne crois pas en dieu, mais pourtant il devait être avec moi ce jour la, ce n'est malheureusement pas le cas de tout le monde. Trop de connaissances sont partis, bien trop tôt, à cause d'accident de la route. Alors s'il vous plaît, ralentissez. Réagir

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